Rétro: La course du Duc 2012 racontée par Georges

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La course du duc 2012 dans le rétro en attendant l’édition 2017 de ce vendredi. Georges nous avait rédigé un magnifique compte rendu dont il a le secret :

Et dire qu’ils avaient le choix entre « Thalassa » et « Kholenta » ou bien encore « NCIS » – Et bien non ! Au plateau télé bien calé dans un profond fauteuil avec la petite laine sur le dos, qui fut l’attitude privilégiée par toutes les personnes censées désireuses de s’isoler d’une bise qui avait les traits du baiser de la mort , ils ne furent pas moins d’une cinquantaine de nos Amicoursiens à opter pour vivre en live et en ice un tout autre scénario écrit pourtant en l’an 1602 par un Duc qui n’aurait jamais imaginé que quatre siècles plus tard une armée de 5800 «embaskettés » serait invitée par l’ennemi à déguster une soupe que ses hommes d’armes avaient eu le plus grand mal à digérer compte tenu de la rudesse du service.

C’est ainsi que notre escouade Amicoursienne se présenta au rendez-vous du rassemblement de Reignier bien décidée à apporter sa contribution à l’écriture du paragraphe 2012 de l’histoire chère à nos amis Genevois. Compte tenu du nombre d’engagés en armure jaune et noir sur le théâtre des opérations et des différences en matière de capacité et d’expérience, il fut convenu par notre état-major que les soldates et soldats convergeraient sur la cité de Calvin en ordre dispersé afin de se préserver de quelques dévastatrices rafales.

Pressé d’en découdre c’est notre commando aux pieds « zélés » qui rejoint la première vague d’assaut pour ouvrir et éclairer le chemin au gros de la troupe qui suivait la frontale rutilante et le souffle embrumé, ajoutant leur luciole à l’interminable guirlande scintillante qui serpentait sur le flanc des contreforts du Salève. Au sein de cette armée mixte, nos fantassins s’éparpillaient au gré de la longue marche, les adeptes du combat solitaire devançant les frères et sœurs de combat qui s’étaient regroupés en sections de deux ou trois unités pour s’encourager à rester dans les rangs avant la prise du « Bastion ». Peu après le « Pas de l’échelle » c’est au pas de charge qu’ils enfoncèrent la frontière avant de converger sur la capitale Lémanique sous les acclamations de la population civile étrangement mais sympathiquement satisfaite de se faire envahir et qui, une fois n’est pas coutume, ouvrait unanimement ses bras aux frontaliers. Une heure à peine après le départ des troupes, c’est donc sans résistance que les portes de la « Vieille Ville » cédèrent sous la déferlante pédestre emmenée par une poignée de coursiers aux pieds « Nike-lés » suivie par l’imposant bataillon des sans grade.

Quand l’impassible arche d’arrivée eut avalé tous ces mercenaires de l’asphalte sous l’œil intransigeant du sergent chronomètre et que nos va-t’en en guerre du soir eurent récupéré le paquetage salutaire avant de se replier sur son camp de base respectif, notre état-major regroupé sous la tente de commandement, ne cachait pas sa fierté sur l’attitude de ses courageux et courageuses recrues et surtout sa satisfaction de ne dénombrer aucune perte……… sauf peut être celle de calories à la grande joie de quelques conscrites engagées sur ce même combat.

Géair

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