voir un 3 au lieu du 4…

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Il y a environ deux ans un pari fou m’a traversé l’esprit « FAIRE UN MARATHON » au moins une fois dans ma vie, cela faisait partie des choses incontournables que je voulais vivre.
Je suis rentrée dans le club qui à l’époque était un peu en perte de vitesse et puis j’ai fait mon premier marathon seule à Berlin, finalement piquée au jeu j’ai enchaîné par 3 autres marathons, mais jamais je n’arrivais à voir un 3 au lieu du 4…

Un jour j’ai demandé à Jean Mimi d’être mon coach de vie et il a accepté avec beaucoup de gentillesse et d’humilité, je savais que sans une aide extérieure je n’y arriverais pas, j’ai un problème avec la gestion de mes courses et en particulier du marathon, et puis je me suis entraînée régulièrement de façon à ne pas être un boulet sur la course, j’ai même arrêté de boire de l’alcool pendant plus d’un mois, je savais aussi que le faite d’être  » coachée  » ne suffisait pas à atteindre mon but.

Et puis le jour J, le départ, dans le sas, c’était la première fois que je me retrouvais avec autant de fous à partir pour 42 km d’aventure, une grande vague d’émotion me submerge quand tout le monde s’encourage et se souhaite bonne chance au coup de feu.

Et là c’était parti, pas moyen de faire marche arrière, d’ailleurs Jean Mimi n’aurait pas aimé, la course à été un vrai régal pour les yeux et le moral jusqu’aux 30ème kilomètre, grâce à mon coach, je ne pensais à rien, ni au temps de passage, ni aux ravitaillements, ni au trajet de la course, tout n’était que bien être, et puis les montées casses pattes sont passées, le plus difficile ce fut les faux plats montants avant l’arrivée, et Jean-Mi toujours là à me demander si tout allait bien, comment je me sentais, si je voulais ralentir, il me posait les questions que moi je n’avais plus la force de me poser, d’ailleurs j’étais en mode veille, je ne pouvais même plus lui répondre, uniquement un hochement de tête pour lui dire que tout allait bien.

Et enfin l’entonnoir à l’arrivée, les encouragements qui te portent, Jean Mimi qui te rassure, la pression qui monte, la poitrine qui se bloque, le souffle qui me manque submergée par l’émotion et là une fois passer la ligne d’arrivée, nous avons stoppé net notre course et j’ai fondu en larmes dans les bras de mon coach, ce fut un moment exceptionnel avec quelqu’un d’exceptionnel. Merci encore à toi Jean-Mi et surtout à toute l’équipe, avec qui j’ai passé un inoubliable week end.

Fernande

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