Festival de nuits blanches

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Il y a plusieurs façons de passer une nuit blanche avec Amicourse…  3 exemples ce week end dernier :

Pour certains, courir en boucle autour d’un stade et participer au Téléthon.

  Pour quelques autres, participer à une fête organisée par Vincent suite au Marathon de Nice-Cannes.

   Et pour 2 d’entre-deux (oui, vous avez raison, c’est peut-être bien les plus fous) c’était participer à la Saintélyon. Je vous rassure, il y  avait plein de fous sur la ligne de départ…

 

Faut-il bien l’appeler une nuit blanche ou plutôt une nuit boueuse, de montées et de descentes, de rencontre avec d’autres coureurs aussi fous que nous ?

Une nuit blanche quand même avec son départ à minuit et l’arrivée au lever du jour, avec un long serpent de lampes frontales qui nous font deviner ou l’on devra bientôt passer et ou l’on était il y a un moment.

Gérard, meilleur grimpeur que moi, se retrouvait très vite loin de moi. En regardant les lucioles devant, je me disais : « il est surement déjà passé là-bas ». En me retournant, je n’en revenais pas de voir encore autant de monde qui courre derrière, je suis passé là, il y a 1/4 heure, 1/2 heure…

Quelle poisse ces chemins très boueux et en montée. J’apprécie bien plus les descentes même dans la boue, encore mieux sur les tronçons de route. Malgré 2 chutes sans gravité, une dans la boue et l’autre sur terrain plus sec, les pieds dans les flaques d’eau, nous avons eu une chance énorme : la météo était avec nous : pas froid et pas de pluie.

Le premier panneau, on le trouve après le premier semi Marathon, écrit en gros, comme pour vous casser le moral : « arrivée à 50 km ».

Les km s’enchainent : des montées, des descentes et encore des montées et des descentes. Je me dis qu’il faut bien être cycliste pour nous inventer une course pareille !!! Un coup de moins bien vers le 38 / 40ème km, mais je veux aller au bout. Je vais bien profiter de cette longue descente jusqu’au 48ème km. Puis, je me dis qu’il reste moins à faire que le déjà fait, même s’il reste encore un semi et quelques bosses.

Les jambes, il y a déjà bien longtemps que ça fait mal, que je me demande comment je tiens encore debout, s’il y a une distribution de chaises roulantes à l’arrivée. Malgré tout, aucune crampe. C’est une très bonne nouvelle. Arrivé à Lyon, encore quelques zig-zig pour remonter à Fourvière, j’entends autour de moi, des concurrents qui pestent contre l’organisation qui a rajouté cette colline au parcours. Elle n’en faisait pas partie les années précédentes. Puis, les trottoirs, les pavés, les escaliers pour redescendre. Enfin, traversée de la passerelle avant de longer les quais et ouf, enfin, l’entrée dans le palais des sports de Gerland et passage sous la banderole d’arrivée. Je n’en peux plus.

Je retrouve Gérard. Nous avons des douleurs de partout. On ne sent plus les jambes c’est évident, mais aussi les avant-bras, les épaules… Comme dit Gé : « il y a des muscles qui nous font mal, on ne savait même pas qu’ils existaient ».

Pendant le repas, je dis à Gérard et Fabienne : « Je voulais la faire une fois au moins. C’est ma première et ma dernière participation ». Mais ça, c’était hier, juste après l’arrivée… On verra d’ici quelques jours lorsque toutes les courbatures seront évanouies… C’est vrai que c’est une très belle course.

 

Je remercie Gérard de m’avoir amené sur cette course, Fabienne notre chauffeur et photographe, la maman de Gérard pour son accueil et l’ensemble des Amicoursiens pour leur soutient : tous les SMS, mails, téléphone et commentaires reçus.

 

Jean-Michel.

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